Comme prévu par l’Accord gouvernemental de fin 2011, une loi du 13 décembre 2012 a modifié la déductibilité fiscale des dons pour la bonne cause.
Dorénavant, ces libéralités donneront droit à une réduction forfaitaire d’impôts de 45% sur le montant total, à partir de 40 € par an et par organisation bénéficiaire agréée. Cette mesure est d’application dès l’année d’imposition 2013, càd. pour les revenus et les dons de 2012.
Jusqu’à présent, l’avantage fiscal augmentait avec l’augmentation du revenu imposable, puisque le montant des dons était déduit des revenus imposables, une ‘injustice’ parfois remise en question par le passé. Pour la moitié des contribuables belges, ceux avec les salaires les plus modestes, cette nouvelle réduction signifie un avantage plus important que par le passé. Pour les 25% des revenus les plus élevés, l’avantage diminue légèrement (de 50% à 45%).
Or, selon des statistiques, le nombre de ménages-donateurs suit l’augmentation des revenus du ménage. La moyenne des dons des 25% des revenus les plus importants, est de moitié plus élevée que celle des revenus inférieurs.
L’effet précis de cette mesure sur le moyen terme est difficile à prévoir, mais, en cette période de crise, elle signifie pour les associations faisant appel à la générosité de la population, un sérieux défi pour maintenir - au moins - leurs recettes.
Plus d'infos sur le site de l'AERF.
PS : le montant de 25€ indiqué dans certains textes est un montant non indexé qui correspond actuellement à 40€.
Le 8 mars 2018 est la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Pour rappel, cette journée a été instituée par l'ONU pour révendiquer l'égalité entre hommes et femmes. C'est aussi l'occasion de se remémmorer les luttes antérieures.
L'aide a diminué de 6,7 % entre 2014 et 2015, passant ainsi de 0,46 à 0,42 % du Revenu national brut (RNB) – bien loin des 0,7 % que la Belgique et l’Union européenne s’étaient engagées à atteindre en 2015. Au total, les coupes cumulées entre 2011 et 2019 dépasseront les 2 milliards d’euros, faisant de l’aide la principale variable d’ajustement budgétaire du gouvernement belge.
Les acteurs de la coopération ont une tendance naturelle à se tourner vers les jeunes en Afrique: "l’avenir est à la jeunesse" . Cette transposition de notre modèle de pensée empêche parfois les projets de s’implanter localement, car il n’y a pas d’appropriation par les plus âgés, qui continuent à être des acteurs décisifs du changement au Sud. Quelle est, au juste, la place des aînés dans les sociétés africaines? Quels rôles assument-ils? Leurs prérogatives ont-elles évolué sous l’impact de la modernisation (urbanisation, nucléarisation des familles, scolarisation)? Pourquoi impliquer les aînés dans les projets de coopération demeure-t-il impérieux? Et puis, last but not least, comment les approcher et nouer des relations de confiance? Autant de questions qui semblent bien déterminantes pour la réussite des projets de coopération dans le Sud.