Un socle commun d’engagements
Le secteur a fait le choix d’une charte – le ‘soft law’- plutôt qu’un mécanisme contraignant (avec contrôles) dit ‘hard law’. Elle constitue avant tout un socle commun d’engagements.
En la ratifiant, les organisations s’engagent à soutenir un élan positif en leur sein autour de l’égalité et à mettre en place les actions nécessaires pour que les intentions se matérialisent. Elles donnent également un signal positif envers toutes les parties prenantes avec qui elles collaborent (bailleurs de fonds, staff, partenaires Sud, bénévoles, médias, des acteurs d’autres secteurs, etc.).
La charte inclut l’égalité des sexes (entre hommes et femmes) ainsi que la reconnaissance des droits des personnes LGBQTI+ (lesbiennes, gays, bisexuelles, queer, transgenres, intersexuées).
Les 8 mesures reprises dans la charte Genre reprennent les différentes facettes d’une organisation :
- Vision et mission ;
- Structures de décision : La parité dans les structures de décision – du CA aux instances de direction en proposant une parité en ayant ad minimum 1/3 de ses membres du même sexe ;
- Approches développées : l’importance de développer une double approche- transversale et spécifique ;
- Plan d’action : la mise en place d’un plan d’action assorti d’un budget dédié et de mesures de suivi avec des indicateurs objectivement vérifiables ;
- Politique de Ressources Humaines : une politique de ressources humaines qui inclut l’égalité de genre de manière explicite (harcèlement, congés parentaux, égalité salariale, non-discrimination à l’embauche, plan de carrières égaux) ;
- Valeurs de l’organisation : intégration dans le code de conduite la dimension d’égalité de genre avec des mécanismes de dépôt de plaintes ;
- Activités : veiller à l’empowerment des femmes et des groupes sociaux discriminés.
Voir aussi l’article: « Les ONG belges s’emparent de l’égalité de genre. Une charte commune est lancée » (retour sur le processus et ses intentions)